Mécanisme de Gestion des Plaintes et Recours (MGPR)


Au regard de la multiplicité d’acteurs appelés à fournit conjointement leurs efforts pour parvenir aux résultats attendus, il est évident que ces acteurs, disposant souvent d’intérêts divergents, peuvent aboutir à des situations de conflits. D’où la nécessité de mettre en place un mécanisme permettant de bien gérer les potentiels conflits liés aux activités. Le MGPR est un outil de bonne gouvernance qui vise à prévenir, neutraliser et résoudre les tensions et conflits entre parties prenantes (spécifiquement entre ALE/porteurs de projets et communautés locales, entre les membres d’une communauté elles-mêmes, etc.) pour bien arriver aux résultats escomptés.

Le  présent MGPR permet principalement de : maintenir les bonnes relations avec les communautés et autorités locales (i), traiter les problèmes avant qu’ils ne deviennent importants (ii), rectifier les malentendus qui peuvent déboucher sur des rumeurs néfastes pour l’image du projet (iii), éviter des procédures longues et onéreuses pour déposer une plainte (iv) et améliorer les pratiques des ALE, consultants et autres sous-traitant du PIF (V).

Il a subi une consultation participation collective de toutes les parties prenantes (société civile, secteur privé, autorités politico administratives locales) dans sa conception et est opérationnel pour les composantes techniques du projet.

L’efficacité du présent MGPR s’est  inspirée des principes suivants :

  • Transparence : les autorités locales et personnes physiques touchées par le projet doivent connaître le MGPR et ses procédures d’utilisation. Chef coutumier, autorités locales doivent être mobilisés.
  • Accessibilité : toutes personnes touchées par le projet doit pouvoir utiliser le MGPR
  • Sécurité : le plaignant ne doit pas craindre de représailles vis-à-vis de son dépôt de plainte.
  • Confidentialité : les personnes utilisant le MGPR doivent recevoir des garanties de pouvoir conserver leurs anonymats afin d’éviter toutes représailles.
  • Gratuité : aucun type de paiement n’est accepté pour le dépôt d’une plainte ou recours.

 

Par ailleurs le  dispositif de gestion du mécanisme s’articule autour de trois niveaux d’intervention mobilisés selon la gravité de la plainte.  Dont le premier s’implémente au niveau locale (CLD, CARG, ALE et autres opérateurs locaux), le second à l’échelle de l’unité de gestion du projet été le dernier au niveau provincial et ou national. 

 

Quant au processus de gestion des plaintes et recours, il se décline en sept étapes de la réception de la plainte à sa résolution ou conclusion.